Ajouter ce site à vos favoris
 Nos sens et la dégustation du vin |  Utiliser nos sens Un article de Jean DENOY
Lors de la dégustation, nous faisons appel à nos sens afin d'apprécier la complexité d'un vin: la vue, l'odorat, le toucher et le goûter sont sollicités. Il existe plusieurs types de dégustations, chacune ayant des objectifs précis:
Les dégustations techniques: Elles sont effectuées par les œnologues lors de la fermentation et de l'élevage du vin afin de suivre son évolution et de prendre des décisions. Ces décisions peuvent concerner: la durée de cuvaison, le profil thermique a appliquer, la durée et l'intensité du pressurage, la sélection de lots pour un assemblage éventuel etc.
Les dégustations d'évaluation: La qualité du vin est évaluée par des courtiers, négociants ou importateurs. La décision d'achat se fera en fonction de cette dégustation. Les dégustations d'agrément: Les vins issus d'une appellation doivent être soumis a une dégustation a l'aveugle effectuée par un jury. Ceux-ci décideront si le vin présenté est conforme a la typicité de l'appellation revendiquée.
Les dégustations scientifiques: L'objectif est de se prononcer sur des vins issus de protocoles scientifiques expérimentaux tels que l'application de traitements spécifiques, la sélection de souches de levures, les techniques d'élevage des vins etc.
Les dégustations hédoniques: (celles que je préfère) Ce type de dégustation consiste a se faire plaisir avant tout. Même si cette dégustation est moins formelle, la méthodologie reste rigoureuse.
A chaque étape de la dégustation, le vin nous parle, iI nous révèle une multitude d'indices sur son caractère: il suffit alors d'être attentif.
1. La vue (Examen visuel)
Cet examen consiste a examiner l'apparence du vin: sa limpidité, l'intensité de sa couleur, ainsi que la nuance de sa robe.
Un vin présentant un léger trouble peut laisser supposer qu'il n'a pas été filtré. Cela peut être interprété comme une volonté de la part du vinificateur de respecter l'intégrité du vin dans une logique de recherche de qualité.
Dans le cas d'un vin rouge, une robe foncée peut signifier une bonne extraction, de petits rendements, de vieilles vignes; le vin est probablement de garde. Par contre, une robe trop claire peut avoir pour origine un manque d'extraction, une année pluvieuse, des rendements élevés, une mauvaise maturité des raisins, de jeunes vignes, une cuvaison trop courte; le vin risque d'être léger et de petit millésime.
Dans le cas d'un vin blanc, une robe or blanc laisse penser a un vin très jeune, très protégé de l'oxydation. A l'opposée, une robe jaune ambré est un signe d'oxydation suggérant un vieux vin.
2. Le nez (Examen olfactif)
Le premier nez : Le premier nez est obtenu en humant le vin fraichement verse dans le verre sans provoquer d'aération. Cela permet de mettre en évidence des arômes subtils et délicats.
Le deuxième nez : II apparaît lorsque le dégustateur fait tournoyer le vin dans le verre dans le but de l'aérer. Cette action aide a mettre en évidence les arômes moins volatils. La palette aromatique d'un vin comporte une multitude de constituants aromatiques contribuant a sa complexité. Ainsi, on distingue:
- les arômes primaires (ou variétaux): arômes issus du cépage et caractéristiques de celui-d (ex du Muscat).
- les arômes pré-fermentaires: arômes ayant pour origine les différents traitements subis par le raisin avant la fermentation.
- les arômes secondaires: arômes résultant de la fermentation alcoolique. Ils sont formés par les levures, en fonction de la souche, des conditions de fermentation et de la composition du moût.
- les arômes tertiaires (ou bouquet) ces arômes post-fermentaires sont formés en cours d'élevage et lors du vieillissement en bouteille. Les arômes s'affinent et se transforment. Les notes fruitées disparaissent au profit de notes animales, empyreumatiques ou épicées.
3. En bouche (Examen gustatif)
Cette étape consiste a analyser es impressions tactiles et aromatiques perçues par a langue et la cavité buccale par voie rétro-olfactive).
L'attaque: Elle correspond aux premières impressions du vin en bouche. Dans le cas d'un vin trop acide ou trop tannique, on parle d'attaque agressive.
Le milieu de bouche: La langue permet de percevoir les saveurs élémentaires: le sale, l'acidité, le sucré et l'amer. Une fois le vin en bouche, sa texture est révélée (astringence, rondeur, température, viscosité, alcool, etc..) L'astringence retrouvée souvent dans des vins jeunes est due aux tannins (charges négativement) qui réagissent avec des protéines de la salive (chargées positivement). Celle-ci n'assure alors plus son rôle de lubrifiant, d'où le dessèchement de la bouche et cette perception râpeuse. Pour révéler les arômes en bouche, il suffit de prendre un peu de vin en bouche et aspirer de l'air en même temps pour ensuite expirer par le nez (*grumer) . C'est la voie rétro-nasale, c'est-à-dire le passage des arômes du palais aux fosses nasales où les arômes seront perçus. La température élevée de la langue, proche de 37°C et l'aération favoriseront cette libération d'arômes. Le milieu de bouche permet donc d'apprécier la structure générale du vin.
La finale: Une fois le vin avalé ou recraché, on observe les impressions qu'il laisse: par exemple, les vins rouges jeunes ont souvent une finale astringente. On dit qu'un vin est long en bouche lorsque la persistance aromatique de ce vin est importante, laissant l'impression qu'il est toujours présent.
L'essentiel prenez du plaisir Bonne dégustation...
*grumer : Étape terminale de la dégustation du vin. Absorber une petite quantité de vin en bouche et l'envoyer doucement vers le fond de la gorge. Avant que le liquide ne passe dans la gorge, penchez la tête en avant pour obliger le vin à revenir vers l'avant de la bouche. À ce moment, il faut aspirer de l'air pour éviter que le vin ne sorte et pour le ventiler. Cela permet aux arômes de se diffuser vers l'arrière-bouche. Il est important de garder la respiration nasale "ouverte" pour tenir en éveil le sens olfactif.
Voir aussi le site : http://virgilejoly.blogspot.com/ |
|  Vins naturels d'Alsace | Hubert et Heidi Haussherr d'Eguisheim en Alsace vivent le travail du vin comme un retour aux sources. Ils font leurs vins "à l'ancienne"
|
| |
|  Vous avez dit sommelier ? | Cuisinelove vous invite à visiter le magnifique site d'Emmanuel DELMAS. Sommelier parisien réputé, il vous apprendra les finesses de la sommellerie à la française
|
| |
|  Jean du terroir et le petit Vocabulaire du Vin | Difficile à codifier, le vocabulaire du vin est souvent imagé. Les termes utilisés en dégustation sont fort nombreux et certaines listes peuvent effrayer le débutant. Qu'il se rassure, car il est préférable de bien maîtriser une dizaine de termes, choisis parmi les plus courants en dégustation, et de bien les utiliser plutôt que de vouloir "épater" avec des mots qui ne correspondent pas à des caractères précis.
Par exemple, dire d'un vin, qu'il a de la cuisse qu'il est gouleyant etc ... beaucoup de phrases pompeuses très éloignées de nos sens , vocabulaire ésotérique ne favorisant pas le simple amateur (très nombreux toutefois ) souhaitant découvrir et apprécier le vin qu'il aime .
Au début, il suffit de retenir les termes suivants et s'efforcer de bien les maîtriser :
1° Termes en rapport avec l'alcool Léger : vin peu alcoolisé. Corsé : vin riche en alcool et en extrait sec (c'est le contraire d'un vin léger). Généreux : riche en alcool, qui procure un sentiment de bien-être, sans pour autant monter à la tête. Capiteux : riche en alcool et qui monte à la tête.
2° Termes en rapport avec l'acidité Mou : vin qui manque d'acidité, plat, sans relief. Frais : peu alcoolisé, bien pourvu en acidité. Nerveux : vin ayant du caractère, domine l'acidité Vert : acidité très marquée, voire excessive. Le vin est parfois herbacé. Lorsque l'on présente un vin , il est préférable de parler de fraîcheur, plutôt que d'acidité.
3° Termes en rapport avec la sensation sucrée Sec : pas de perception sucrée à la dégustation. Moelleux : utilisé pour les vins blancs, désigne une certaine richesse en sucre. Ce mot est également utilisé pour les vins rouges présentant du gras et une certaine onctuosité : (dans ce cas, il ne faut pas dire que le vin est moelleux, mais qu'il a du moelleux). Liquoreux : doux, légèrement sirupeux, souvent capiteux.
4° Termes En rapport avec le tanin Souple : vin peu tannique, agréable à boire. Ferme : vin où dominent légèrement l'astringence et l'acidité. Dur : mêmes caractères que le précédent, mais plus prononcés. Astringent : vin ayant un excès de tanin. Il donne en bouche une impression de sécheresse. Cette astringence s'atténue au cours du vieillissement.
|
| Appréciations globales Un vin rond est un vin souple, bien constitué, légèrement velouté : tanin et acidité sont bien confondus. Un vin équilibré est un vin complet, c'est souvent l'apanage des grands vins.
Autres termes sont souvent utilisés en dégustation : Flaveur : il s'agit d'un vieux mot français qui désigne l'ensemble du goût et des odeurs d'une boisson ou d'un aliment. Analyse Organoleptique qualifie les caractères perceptibles par les organes des sens. (il ne faut pas confondre sensoriel et organoleptique). Sensoriel : s'applique aux organes des sens, organoleptiques aux produits examinés par les sens. L'examen sensoriel est effectué par un individu pour mettre en évidence les caractères organoleptiques d'un produit
Ce n'est pas bien entendu, la liste complète de termes utilisés lors des dégustations professionnelles mais une première approche sur le vocabulaire précis pour exprimer un vin et essayer de parler la même langue autour du vin . Chacun à une perception différente liée à de nombreux facteurs physiologiques , culturels , etc... , avant tout le but recherché est est de prendre du plaisir à découvrir et apprécier un vin avec nos sens .
Jean du Terroir
|
|  Connaissez-vous Jean Denoy ? | Organisateur de séjours oenotouristiques et de dégustations, toujours à la découverte des terroirs, spécialiste en marketing du vin, en événements et "wine tour," Jean est un fin gastronome, toujours prêt à s'enrichir de saveurs et de bonnes idées.
Dans cette rubrique il vous présente ses aventures au pays des gourmets. Apprenez à le connaître ...
|
|  Le Champagne est à la fête ! | 
Synonyme de fête, de réussite, d'amour et de luxe, cette boisson mérite bien que l'on s'intéresse à elle un peu plus en détail ...
En savoir plus sur le Le Champagne
|
|  Le pastis de Nice du père Florini |  Le Pastis de Nice ! est un Pastis artisanal élaboré selon les anciennes méthodes.
LA FABRICATION de ce Pastis
C'est un Pastis artisanal élaboré selon les anciennes méthodes. Les plantes arrivent séchées. Après avoir gonflé dans l'eau pendant quelques minutes, elles infusent dans de l'alcool, à des degrés, pendant des temps, et à des températures qui dépendent de chacune d'elles.
Les infusions (elles prennent le nom de “teintures”, à cause de leurs magnifiques couleurs, qui vont du jaune, au rouge, à l'ambre et jusqu'au vert le plus profond, selon les plantes ou les parties des plantes que l'on a fait macérer) sont ensuite écoulées et filtrées, pour reposer quelques mois avant d'être utilisées dans la préparation des pastis.
Pour préparer un pastis, on assemble les infusions suivant la recette du pastis et on les dilue en rajoutant de l'eau et de l'alcool. Elles sont en effet trop puissantes en goût pour être dégustées telles quelles.
Une fois dilué, ce qui deviendra le pastis repose quelques mois de façon à se clarifier naturellement et à s'assembler. Là est le secret de la qualité, notre artisan est la seule fabrique en France à procéder ainsi, selon les façons de faire des anciens anisetiers liquoristes.
En effet, au cours de la dilution, un certain nombre de composants se dé-solubilisent. Il faut ensuite plusieurs mois pour que ces éléments insolubles communiquent leurs fragrances au pastis,qui s'en trouve considérablement enrichi.
|
|  Le père Gil Fiorini |  Depuis plus de 25 ans maintenant, le Père Gil Florini, Recteur du sanctuaire de la Madone d'Utelle et Curé-Doyen à Nice, déploie ses talents pour créer des apéritifs et des liqueurs que l'on peut déguster dans les bonnes maisons.
Mais il y avait un apéritif à laquelle il n'avait jamais osé se confronter, c'estl e Pastis. Et pourtant c'est une de ses boissons préférées pour ne pas dire sa boisson préférée. Avec plus ou moins d'eau… suivant la saison et suivant l'heure… Ah ! Ces goûts délicats d'anis et de réglisse !
|
| Gil Fiorini a fait des essais dans les caves du presbytère et a goûté nombre de pastis, fabriqués un peu partout en France…
Et un jour ce fût la révélation ! La rencontre que seule la providence peut faire surgir : un délicieux pastis au bon goût d'anis et de réglisse et une fabrication artisanale par une société fondée par un ancien aumônier Scout et avec des plantes cueillies non loin de chez nous, à Castellane.
C'est ce pastis, à qui le Père Gil Florini a donné le nom de « Pastis de Nice »
Le « Pastis de Nice » a le côté simple et jovial des pastis du Sud. Il a une consistance veloutée, et une fraîcheur très agréable. Son arôme est enrichi par celui de plus de 30 plantes et d'épices soigneusement assemblés pour lui donner fraîcheur et velouté.
Il repose plusieurs mois au cours desquels ses arômes se marient et n'est pas soumis à une filtration forte, puisqu'au cours de ces mois, il s'est purifié naturellement. Il mûrit ainsi avant d'être mis en bouteilles.
Le « Pastis de Nice », à la fois riche et fin, très équilibré, n'altère pas le palais, mais au contraire le rafraîchit pour préparer le repas.
Et vive la côte d'Azur !
|
|  Commandez-le, c'est pour la bonne cause ! |  Mais pour autant Gil Florini veut faire partager sa recette et exister sa ville, Nice, sur la carte de France du célèbre apéritif anisé. « Il y a bien le Pastis de Marseille, de Toulon, de Toulouse ». Il restait à lancer celui de Nice. Alors le père se met en quête d'une entreprise sous-traitante.
Trois mille bouteilles
Le premier lot vient de sortir des cuves et les premières bouteilles ont été livrées à l'église Saint-Pierre d'Arène. Sur l'étiquette, au design art déco, l'aigle de Nice et une Niçoise en costume traditionnel se détachent sur fond de Baie des Anges. Ainsi que l'invitation du père Florini qui vous propose de le « déguster bien frais, en toutes occasions ». Enfin, pas trop frais quand même pour en apprécier les arômes, conseille le prêtre. « Il est doux et rond, parce qu'il faut six mois pour le fabriquer contre 25 jours pour un pastis classique ».
Le Pastis de Nice est en vente sur Internet (www.pastisdenice.com) mais aussi à l'accueil de l'église Saint-Pierre-d'Arène (62, rue de France) ou à la boutique du sanctuaire de la Madone d'Utelle. Le prix d'une bouteille (70cl) : 19,50 € Une dégustation est prévue samedi 4 avril, dans le cadre de la journée de vente de produits monastiques devant l'église de la rue de France. En effet, tous les premiers samedis du mois, l'église Saint-Pierre-d'Arène propose une journée pour découvrir la production des moines et soeurs et ainsi soutenir les monastères. Renseignements. 04.93.03.19.44.
|
|  | |  La route des vins dAlsace | Vous souhaitez en savoir plus sue les vins d'Alsace ? Venez faire un tour sur le site de la route des vins
|
| |
| | | Le voyage du Whisky
Le Whisky est une eau-de-vie obtenue à partir de la distillation de grain. S'il n'est de cognac que de Cognac, d'armagnac que de Gascogne, on fabrique le whisky tout autour du monde : en Ecosse et en Irlande, bien sûr, mais aussi au Tennessee, au Japon, en Suède, et même en Champagne !
Les amateurs s'accordent à reconnaître que les meilleurs whisky sont élaborés en Ecosse (scotchs), en Irlande (Irish whiskeys), et désormais au Japon. Voilà pourquoi il est bien plus proche de l'univers du vin que de celui de nos eaux-de-vie : il a lui aussi ses crus (scotch, whiskey, bourbon…), ses cépages (orge, maïs, seigle…), ses terroirs (qu'il tient non du sol, mais de l'environnement des chais), et il se bonifie avec le temps et grâce au chêne.
De la sorte, on voyage dans le monde du whisky exactement comme on voyage dans celui du vin : on fait le tour de l'Ecosse aussi sûrement qu'on fait celui du Bordelais, au fond d'un verre et les yeux fermés. Il y faut du temps, beaucoup de temps, car les étapes successives exigent d'être accomplies avec modération.
Les Français en tête
Les Français sont les premiers consommateurs du monde pour les malts, au 3e ou 4e rang pour les blends. Ils apprécient surtout les whiskys d'Ecosse, qu'ils dégustent de deux manières : en digestif pour les premiers, comme un cognac ou un armagnac ; à l'apéritif pour les seconds, secs ou en long drink, mais sans aucun interdit.
Blend or malt : where is the difference ?
On appelle malt l'orge fermentée, en partie germée. Par extension, on appelle « pur malt » un whisky élaboré uniquement avec de l'orge traitée de cette manière. Mais ce maltage, originalité typiquement écossaise, donne au grain des saveurs fortes qui se retrouvent dans l'eau-de-vie et souvent rebutent le profane.
D'où l'idée des blends (littéralement « mélanges »), née au milieu du XIXe siècle : on assemble whiskys de malt et whiskys obtenus à partir de grain non malté (généralement du blé) afin d'obtenir un breuvage moins « fort en gueule ». Exemples de malts : Glenfiddich, Macallan, Glenmorangie, et même Laphroaig pour le plus typé d'entre eux… Exemples de blends : Johnnie Walker Red Label, Ballantine's, Famous Grouse, et Chivas Regal pour le plus prestigieux.
Distilleries écossaises et irlandaises
En Ecosse, chaque distillerie de malt ne produit qu'une seule marque, la sienne. Pour une raison simple : au-delà de ses propres bouteilles, elle fournit aussi les blenders (maîtres mélangeurs) qui, pour assurer la constance de leur whisky, jouent parfois de plusieurs dizaines de malts dont chacun correspond à une teinte sur la palette. Rien de tel en Irlande, par exemple, où la seule distillerie de Middleton, près de Cork, produit à la fois Jameson, Paddy, Powers et… Middleton.
Comment fabrique-t-on le whisky ?
On réduit le grain, malté ou pas, en une farine qu'on fait macérer dans de l'eau tiède ; puis on ajoute des levures qui vont déclencher une fermentation des sucres contenus dans la plante, lesquels vont ainsi se transformer en alcool. On filtre, et on distille une première fois le jus obtenu : on le fait bouillir dans un alambic, en écartant les premières et les dernières vapeurs qui contiennent toujours des éléments indésirables (ceux-là mêmes responsables des « lendemains qui déchantent »).
Entre les deux, on recueille le « coeur de chauffe » dont les volutes, une fois refroidies et revenues à l'état liquide, donnent un premier distillat titrant un peu plus de 20°. Qu'on re-distille aussitôt selon le même processus : on obtient alors le new spirit, une eau-de-vie transparente titrant un peu plus de 65°. |
| | Whisky, cognac, armagnac : quelles différences ?
La matière première n'est pas la même : la culture du raisin est extraordinairement plus coûteuse que celle des céréales, son rendement bien moindre, et, surtout, un vigneron ne peut vinifier que la vendange que lui a donné le millésime. Tandis que le master blender, au contraire, peut acheter au meilleur cours tout le grain qu'il veut, à la seule condition de disposer d'installations suffisantes pour le stocker et le traiter : l'origine et la date de récolte n'ont aucune importance, seule compte la variété du grain. A lui de prévoir ce que seront les marchés mondiaux dix, vingt ou trente ans plus tard.
Whisky et terroirs
Ils se construisent après la distillation, par les échanges à travers le chêne dans des régions aux arômes aussi affirmés que diversifiés : la lande et la bruyère (Highlands), l'iode (les côtes), la tourbe (l'île d'Islay)… Selon une alchimie complexe, et sans que jamais deux fûts côte à côte vieillissent au même rythme ni de la même façon.
Et la tourbe ?
Ce combustible fossile intermédiaire entre la terre et le charbon était autrefois la seule ressource calorifique des Ecossais. Et on l'utilisait bien sûr pour sécher l'orge en cours de germination. Ses arômes prégnants et ses saveurs fortes ont fini par signer les grands malts : aujourd'hui encore, les quelques malteurs qui fournissent toute l'Écosse (sur mesure pour chaque marque, évidemment) introduisent une quantité très précise de tourbe dans le processus de séchage, désormais réalisé au gaz. Mais il n'y a pas que cela : sur certaines parties de l'Écosse et notamment sur l'île d'Islay, la tourbe affleure sur les prairies, et l'eau qui alimente les sources ruisselle sur ses couches superposées, celle-là même qu'on utilise aussi pour diluer la farine du grain juste avant la première distillation.
|
| |  Choisissez la Vie, pensez-y Avant ! | | |
|
| |  La valse des étiquettes |  Comment se repérer dans les étiquettes ?
Entre le millésime, le cépage et le nom du vin, il n'est pas toujours facile de s'y retrouver. Même pour un professionnel, lire une étiquette ne garantit pas de faire le bon choix. Pourtant, en s'attardant dessus, certaines informations permettent d'orienter son choix.
Une étiquette sans fioriture est un gage de qualité
De plus en plus, les viticulteurs apposent des mentions obligatoires (comme la contenance ou encore la teneur en alcool) sur la contre-étiquette plutôt que sur le devant de la bouteille. Cela leur permet de valoriser le côté esthétique de l'étiquette frontale, en la déchargeant au maximum des textes des mentions obligatoires. Ne vous laissez pas abuser par cette technique commerciale qui consiste à valoriser les visuels très étudiés. Une bouteille de vin à l'étiquette sobre n'enlève rien à la qualité du vin.
A l'indication «mis en bouteille» peuvent suivre les précisions suivantes : «dans la région de production», «au domaine» ou «à la propriété». La première signifie que des négociants ont mis en bouteille le vin en dehors de l'appellation. Pour le consommateur, cela n'est pas toujours un gage de qualité, mais il est souvent utile de vérifier que le vin a été mis en bouteille à la propriété En effet, si le vin a été «mis en bouteille au château, ou à la propriété ou encore au domaine», cela renforce l'identité du vin. Néanmoins, si souvent, les étiquettes attirent le client en associant le vin à un château, ce dernier n'existe pas nécessairement... |
| | Certains viticulteurs jouent également avec les noms des appellations pour tromper les consommateurs. Des bouteilles se nomment «Vieux-Pape» en clin d'œil au «Châteauneuf-du-pape», mais cela n'a rien à voir.
La teneur en alcool, exprimée en pourcentage, ne pourra en elle-même apporter de précision sur la nature du vin. La météo joue cependant un rôle important sur la qualité du raisin. Une saison chaude, comme la canicule de 2003, donnera un vin naturellement alcoolisé, sans avoir recours au procédé de la chaptalisation, c'est-à-dire à l'ajout de sucre pour augmenter le degré d'alcool.
La notion d'appellation n'est qu'une présomption de qualité. En effet, cette dénomination ne signifie pas qu'un vin est bon, elle précise seulement que les vignerons ont suivi un cahier des charges rigoureux.
Attention à la mention "Grande cuvée"
Les mentions facultatives ont vocation à séduire le particulier. Si elles ne sont pas obligatoires, elles peuvent néanmoins apporter des indications précieuses à l'acheteur. Ce dernier devra alors posséder des connaissances pour les apprécier à leur juste valeur. Ainsi le millésime, interdit sur les étiquettes de vin de table, servira aux consommateurs qui ont des connaissances préalables. Il indique l'année où les raisins ont été vendangés.
En France, si le cépage est indiqué sur l'étiquette, le vin est alors composé à 100% de ce type de vignes. Cependant, le goût varie en fonction de la situation géographique. En Ardèche, le merlot est quasi pur, alors qu'il pourra subir l'influence méditerranéenne dans le Sud. Actuellement, la tendance est au détail. Les contre-étiquettes indiquent de plus en plus d'informations aux consommateurs : les plats avec lequel le vin se marie le mieux, la température à laquelle le servir etc.
Elles peuvent également signaler si le vin a été vieilli, si c'est un Premier cru ou encore un Grand cru. Certaines indications n'ont cependant aucune valeur. Ainsi méfiez-vous des mentions «Grande cuvée», «Cuvée prestige» ou encore «Grand vin de…». «Tout dépend des pratiques. Certains producteurs apposeront la mention ‘Vieilles vignes' alors qu'elles n'auront qu'une quinzaine d'années» |
|  Le tire-bouchon, mais où tu l'as mis ? | On dit que le chien est le meilleur ami de l'homme, c'est faux. C'est le tire-bouchon. La preuve : le site de Jean-Louis Desor, qui mérite un grand aboiement de respect ...
| |
|  Ustensile utilisé pour retirer le bouchon en liège naturel ou reconstitué d'une bouteille (souvent de vin), le tire-bouchon est l'outil premier du sommelier.
La plupart des tire-bouchons sont composés d'une queue métallique en hélice et d'une poignée utilisées pour enfoncer par vissage, la tige dans le bouchon. L'extraction du bouchon est alors obtenue soit par traction directe sur la poignée, soit via un mécanisme à levier prenant appui sur le goulot de la bouteille. Il existe plusieurs sortes d'hélices. Celles qui ont le centre plein comme une vis à bois et celle qui a la forme d'une queue de cochon. Cette dernière hélice, creuse au centre s'avère être la plus efficace avec les bouchons fragiles ou en mauvais état.
Petite histoire du tire-bouchon
L'ancêtre du tire-bouchon est la vrille à tonneau, ustensile assez courant. Le tire-bouchon n'apparut qu'à la première moitié du XVIIe siècle et il semblerait que ce soit les Anglais, grands amateurs de vin, qui l'aient inventé. Les tire-bouchons étaient à l'origine fabriqués par les armuriers membres des guildes de la City de Londres. Sa forme fut constamment modifiée au cours des deux siècles suivants. C'est ainsi qu'au milieu du XIXe siècle, de nombreux brevets d'inventions furent déposés à Londres. Le premier fut accordé à Samuel Henshall en 1795. Dès lors, et jusqu'au début du XXe siècle, on enregistrera plus de 300 brevets pour les tire-bouchons, ce qui souligne leur évolution. |
|  Vin sans alcool | Désormais, vous pourrez boire et conduire !
Retourner à l'ACCUEIL
|
| |
|